J'étais là, debout au milieu de la forêt, près de ma soeur et de mon meilleur ami tués par cet homme et je ne bougeais pas, je n'y songeais pas, je voulais restée là, à l'admirer, sans bouger, regarder son visage si parfait, ses yeux rouge et brillant sur sa peau blanche, comme deux rubis posés sur la neige

J'étais là, debout au milieu de la forêt, près de ma soeur et de mon meilleur ami tués par cet homme et je ne bougeais pas, je n'y songeais pas, je voulais restée là, à l'admirer, sans bouger, regarder son visage si parfait, ses yeux rouge et brillant sur sa peau blanche, comme deux rubis posés sur la neige
Été 1950, je me promène avec Léslie, ma soeur, et Marcus, mon meilleur ami. Dehors tout paraissait calme, il faisait beau et chaud alors nous en avons profités pour sortir. À la lisière des bois, quelque chose brillait. Marcus alla voir mais des cris nous parvinrent et Léslie se précipita pour voir. Elle cria elle aussi, plus fort que Marcus. En m'approchant, je vis mes deux compagnons à terre, gisant dans leur sang. Près d'eux un homme se tenait debout, il avait la peau si blanche qu'on aurait dit de la neige, il me fixait. Ses yeux étaient rouge et, comme s'ils avaient été des rubis, ils brillaient. Je ne pouvais plus bouger, horrifiée par mes compagnons gisant sur le sol, mais attirée par cet homme mystérieux.
Ses cheveux étaient bruns, presque noirs, et ils lui retombaient sur les épaules, il était grand, mince et son visage -parfait- ressemblait à celui d'un dieu. Il me souriait, dévoilant des dents blanches et parfaitement ordonnée, ses lèvres fines étaient recouvertes d'un fin tissu de sang.
J'étais là, debout au milieu de la forêt, près de ma soeur et de mon meilleur ami tués par cet homme et je ne bougeais pas, je n'y songeais pas, je voulais restée là, à l'admirer, sans bouger, regarder son visage si parfait, ses yeux rouge et brillant sur sa peau blanche, comme deux rubis posés sur la neige, je voulais crier moi aussi, pas à cause de la haine et de la peur qui m'envahissaient, pas pour le faire fuir, juste pour crier.
Soudain, il disparut, mes pauvres yeux d'humaine n'avaient pas eu le temps de voir où il allait. En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, il était là, près de moi. Au soleil, sa peau brillait, comme si des millions de petits diamants avaient été incruster dans sa peau déjà si parfaite. Il s'approcha, comme pour embrasser mon cou mais s'arrêta près de mon oreille gauche.
_Tu ne devrais pas être ici, murmura-t-il.
Sa voix était de velour, son ténor parfait était doux, il me coupa le souffle.
Je ne répondis pas, émerveillée par sa voix, surprise par son ténor et effrayée par ce qu'il était, un vampire, C'était évident, ses yeux rouge, sa peau blanche, sa vitesse, tout les signes l'indiquaient, sans oublier le plus important: il buvait du sang, du sang humain.
_Tu es jeune, belle et te voici ici, dans cette forêt, découvrant tes compagnons, morts. Tu ne devrais pas être ici, répéta-t-il. Mais tu es là, le sang, brûlant, coulant dans tes veines (il frôla mon cou du bout de ses doigts glacés), ta respiration haletante (il dessina le contour de mes lèvres), ton pouls s'accélérant (il pris mon poignet dans sa main), tes yeux horrifiés (de son doigt il fit le contour de mes yeux)... Je suis sûr que tu as déjà compris.
Je n'étais pas sûre de comprendre de quoi il parlait, mes yeux le regardèrent, mon pouls s'accéléra encore, ma respiration se fit encore plus rapide, le sang coulant à flot dans mes veines... Le sang, mon sang, voilà ce qu'il désirait, du sang.
_As-tu compris ce que je suis? Demanda-t-il, calme.
Je hochais la tête, C'était évident qu'il soit un vampire.
_Bien, tu apprend vite. Sais-tu de quoi j'ai envie?
Il était toujours aussi calme, sa question me désarçonna. Il attendait, là, devant moi. Lorsque je réussi à nouveau à respirer, seul deux mots sortirent de ma bouche, un tout petit son, si faible qu'un humain n'aurait pu l'entendre.
_du sang! Dis-je dans un souffle.
Je ne le vis pas bouger, pourtant deux secondes plus tard, j'étais dans ses bras.
_Pas exactement, une autre envie, bien plus forte que le sang humain, m'a envahie.
Je ne comprenais pas. Pourquoi me laissait-il en vie? Pourquoi mon sang ne l'attirait-il pas? Pourquoi ne voulait-il pas m'ôter la vie? Tant de questions se bousculèrent dans ma tête que je ne me rendis même pas compte que nous bougions. Il courait, me portant dans ses bras. Il était dur et sa peau était froide, glacée. Il courait si vite que si je n'avais pas vue les arbres défilés, à une allure vertigineuse, je n'aurais même pas remarquée que nous nous déplacions.
Soudain, il s'arrêta près d'une maison. Où étions-nous? Je n'en savais rien. Il ne me posa pas à terre et ouvrit la grande porte de la maison bleue.
À l'intérieur, tout était illuminer. L'intérieur de la maison était moderne mais les meubles étaient anciens, ils devaient datés du 18ème siècle. Une simple table basse en bois servait de table de salon, elle était entourée de 3 canapés. La grande table en verre devait probablement servir de table de salle-à-manger -elle ne devait pas servir souvent, à mon avis. Sur les murs était accroché plusieurs tableaux inestimables, datants probablement du 17ème. L'escalier menant à l'étage était fait de bois et une rembarde en métal avait été ajoutée. La façade ouest était faite de verre et de métal, dehors la rivière était toute proche.
_Que me voulez-vous? Demandais-je, émerveiller par le décor.
_Tu n'as donc pas encore devinée?
Il eu un léger soupir.
_J'en ai asser des devinettes!
Mon ton était plus sec que ce que j'aurais voulu. Il me reposa.
_Tu es libre de partir, si tu le souhaite.
Il avait prononcé ces quatres derniers mots doucement et faiblement, comme s'il ne voulais pas que je les entendent.

# Posté le mardi 21 avril 2009 19:17

Modifié le samedi 04 juillet 2009 10:50

Dans la pièce - parce que je refusais d'admettre que ce fut une chambre - il y avait plusieures étagères de livres. On aurait plutôt pu croire que s'était une bibliothèque, pas une chambre.

Dans la pièce - parce que je refusais d'admettre que ce fut une chambre - il y avait plusieures étagères de livres. On aurait plutôt pu croire que s'était une bibliothèque, pas une chambre.
_Je ne partirais pas! M'exclamais-je
Il me montra l'escalier.
_Alors monte avec moi.
Je ne voulais pas partir et pourtant une petite partie de moi le souhaitait.
Son sourir était magnifique, dévoilant ses dents blanches.
Je montais, le long escalier en bois, sans savoir ce qui m'attendais là-haut.
_Tu as beaucoup de courage, tu es... Fascinante.
Moi? Fascinante? Sûrement pas! Je voulus protesté mais il m'en empêcha.
_Jamais je n'ai vu quelque chose d'aussi beau et attirant que toi! Aucune de toutes les personnes que j'ai pu rencontrer durant ses siècle ne m'avait captivée comme tu le fais. Apolline...
Je sursauta. Comment connaissait-il mon prénom?
_... Je ne te veux aucun mal. Bizarement, je voudrais te protégée, te gardée près de moi.
_Mais qui êtes-vous? Demandais-je encore sous le choc.
_Je m'appel Alexandrain et, comme tu dois déjà l'avoir devinée, je suis un vampire.
Je tréssaillis en entendant ce mot-là.
_fais-moi un peut confiance, je ne te veux aucun mal, je veux seulement... te protéger.
_Pourquoi moi?
_Je ne sais pas, certains d'entres nous...
_ Parce qu'il y en a d'autres! le coupais-je ahuris.
Il du probablement entendre la peur dans ma voix.
_Ne t'inquiète pas, ils ne te ferrons aucun mal, je te le jure!
_Bon, d'accord. Que disent-ils?
_Certains pensent à une imprégnation si forte qu'elle nous fait oublier notre soif. D'autres disent que c'est la volonté de ne pas tuer un humain qui nous ferrait oublier notre soif.
_Tu crois que je suis cette personne? Tu crois vraiment que tu pourra te retenir nue fois que tu serra assoifé? Que tu ne me tuera pas?
_Non, je ne le crois pas, j'en suis sûr! Nous autres, les vampires "végétariens", nous ne nous nourrissonsque de sang animal même si quelques fois il nous arrive de déraper, comme moi aujourd'hui.
Nous nous arrêtâmes devant une porte. Elle n'était pas fermée et je vis l'exterieure de la maison par la façades ouest.
Dehors, les arbres formaient un dôme au-dessus de la maison. Le ciel était bleu et à travers l'une des fenêtres ouverte, j'entendais les oiseaux chanter.
Alexandrain m'invita à entrer mais je restais devant la porte.
_Aller, entre, je vais pas te mordre.
Ha,ha, quelle humour!!
_Très drôle! dis-je
Il partit dans un fou-rire et je ne pus resister à l'envie de rire avec lui.
_Bon, tu entre? je n'ai plus soif.
Ses yeux, qui commençaient à devenir bruns, m'indiquaient qu'il disait vrai.
J'entrais dans la pièce. Seul les battements assourdissants de mon coeur rompaient le silence.
_C'est ma chambre, dit-il un peu géné
Une chambre? Sa? il délire où quoi? Il n'y a même pas de lit. Il y a plus de livres qu'autres choses
_Il n'y a pas de lit? demandais-je surprise.
_Hum.. Non, je dors pas.
Jamais? demandais-je ahurie
_Non, jamais, répondit-il avec une grimace
_D'accord.
Dans la pièce - parce que je refusais d'admettre que ce fut une chambre - il y avait plusieures étagères de livres. On aurait plutôt pu croire que s'était une bibliothèque, pas une chambre.
_La mythologie et l'archéologie pour la plus part, me dit-il voyant que je fixais le mur entier (environ 5 mètres) où reposait les quelques 10 étagères avec les livres. Comme je ne dors pas, j'ai beaucoup de temps pour lire, la nuit. La journée, quand il fait beau je reste ici et quand le soleil n'est pas au rendez-vous, je vais dans la forêt (il me désigna celle-ci du doight) pour chasser. Je ne bois que rarement du sang humain, une fois par an. Chez nous c'est un peu comme un anniversaire, tout les 227ème jour à partir du 1er jour de l'année, nous avons le droit de boire du sang humain.
_Le 227ème jour de l'année c'est...
Je m'interrompis comptant le nombres de jours
_Aujord'hui, continua-t-il.

# Posté le samedi 16 mai 2009 10:40

Modifié le dimanche 24 mai 2009 12:25