Ses cheveux étaient bruns, presque noirs, et ils lui retombaient sur les épaules, il était grand, mince et son visage -parfait- ressemblait à celui d'un dieu. Il me souriait, dévoilant des dents blanches et parfaitement ordonnée, ses lèvres fines étaient recouvertes d'un fin tissu de sang.
J'étais là, debout au milieu de la forêt, près de ma soeur et de mon meilleur ami tués par cet homme et je ne bougeais pas, je n'y songeais pas, je voulais restée là, à l'admirer, sans bouger, regarder son visage si parfait, ses yeux rouge et brillant sur sa peau blanche, comme deux rubis posés sur la neige, je voulais crier moi aussi, pas à cause de la haine et de la peur qui m'envahissaient, pas pour le faire fuir, juste pour crier.
Soudain, il disparut, mes pauvres yeux d'humaine n'avaient pas eu le temps de voir où il allait. En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, il était là, près de moi. Au soleil, sa peau brillait, comme si des millions de petits diamants avaient été incruster dans sa peau déjà si parfaite. Il s'approcha, comme pour embrasser mon cou mais s'arrêta près de mon oreille gauche.
_Tu ne devrais pas être ici, murmura-t-il.
Sa voix était de velour, son ténor parfait était doux, il me coupa le souffle.
Je ne répondis pas, émerveillée par sa voix, surprise par son ténor et effrayée par ce qu'il était, un vampire, C'était évident, ses yeux rouge, sa peau blanche, sa vitesse, tout les signes l'indiquaient, sans oublier le plus important: il buvait du sang, du sang humain.
_Tu es jeune, belle et te voici ici, dans cette forêt, découvrant tes compagnons, morts. Tu ne devrais pas être ici, répéta-t-il. Mais tu es là, le sang, brûlant, coulant dans tes veines (il frôla mon cou du bout de ses doigts glacés), ta respiration haletante (il dessina le contour de mes lèvres), ton pouls s'accélérant (il pris mon poignet dans sa main), tes yeux horrifiés (de son doigt il fit le contour de mes yeux)... Je suis sûr que tu as déjà compris.
Je n'étais pas sûre de comprendre de quoi il parlait, mes yeux le regardèrent, mon pouls s'accéléra encore, ma respiration se fit encore plus rapide, le sang coulant à flot dans mes veines... Le sang, mon sang, voilà ce qu'il désirait, du sang.
_As-tu compris ce que je suis? Demanda-t-il, calme.
Je hochais la tête, C'était évident qu'il soit un vampire.
_Bien, tu apprend vite. Sais-tu de quoi j'ai envie?
Il était toujours aussi calme, sa question me désarçonna. Il attendait, là, devant moi. Lorsque je réussi à nouveau à respirer, seul deux mots sortirent de ma bouche, un tout petit son, si faible qu'un humain n'aurait pu l'entendre.
_du sang! Dis-je dans un souffle.
Je ne le vis pas bouger, pourtant deux secondes plus tard, j'étais dans ses bras.
_Pas exactement, une autre envie, bien plus forte que le sang humain, m'a envahie.
Je ne comprenais pas. Pourquoi me laissait-il en vie? Pourquoi mon sang ne l'attirait-il pas? Pourquoi ne voulait-il pas m'ôter la vie? Tant de questions se bousculèrent dans ma tête que je ne me rendis même pas compte que nous bougions. Il courait, me portant dans ses bras. Il était dur et sa peau était froide, glacée. Il courait si vite que si je n'avais pas vue les arbres défilés, à une allure vertigineuse, je n'aurais même pas remarquée que nous nous déplacions.
Soudain, il s'arrêta près d'une maison. Où étions-nous? Je n'en savais rien. Il ne me posa pas à terre et ouvrit la grande porte de la maison bleue.
À l'intérieur, tout était illuminer. L'intérieur de la maison était moderne mais les meubles étaient anciens, ils devaient datés du 18ème siècle. Une simple table basse en bois servait de table de salon, elle était entourée de 3 canapés. La grande table en verre devait probablement servir de table de salle-à-manger -elle ne devait pas servir souvent, à mon avis. Sur les murs était accroché plusieurs tableaux inestimables, datants probablement du 17ème. L'escalier menant à l'étage était fait de bois et une rembarde en métal avait été ajoutée. La façade ouest était faite de verre et de métal, dehors la rivière était toute proche.
_Que me voulez-vous? Demandais-je, émerveiller par le décor.
_Tu n'as donc pas encore devinée?
Il eu un léger soupir.
_J'en ai asser des devinettes!
Mon ton était plus sec que ce que j'aurais voulu. Il me reposa.
_Tu es libre de partir, si tu le souhaite.
Il avait prononcé ces quatres derniers mots doucement et faiblement, comme s'il ne voulais pas que je les entendent.